Vibration

Le lac est calme, rien ne bouge, tout est parfait. L’eau est le reflet intact du paysage, un ciel bleu, des nuages, quelques arbres. Les poissons se promènent allègrement, sans interrogation, une sérénité règne, la vie est là et avance tranquillement, pensant suivre un but, un objectif. Et soudain, venant de nul part, un caillou tombe sur le miroir aqueux, brisant ainsi la symétrie parfaite qu’il y avait entre le vrai et l’imaginaire. L’onde de choc s’étend sur tout le lac, venant secouer cet espace paisible. Un chamboulement imprévu, un élément que le lac n’avait pu prévoir qui vient le perturber. Sans le savoir, cette chute vient transformer son fond, vient modifier des éléments intrinsèques en lui. L’agitation provoquée vient ressaser des pensées enfouies. Un imprévu qui vient le modifier, qui surprend, qui fait avancer… Tout revient à la normale, en sachant très bien qu’un élément nouveau est en lui, qu’il aimerait bien garder précieusement.

Un bel imprévu….

Tout le monde en parle….

Et moi donc!!

Avez-vous remarqué que Montréal en entier est joyeux? En plus du soleil qui réapparait, le Canadien met en effervescence la ville entière.

Ayant assisté au match de mardi, j’ai pu vivre cette expérience historique. J’ai pu entendre le vacarme et les hurlements lorsque le score était de 5-4. J’ai pu voir les partisans lancer des objets sur la glace pour s’objecter contre les décisions des arbitres. J’ai pu voir les deux magnifiques buts de Kovalev (et la passe de Markov). J’ai fait partie de l’ovation pour la mise en jeu dans notre territoire à 16 secondes de la fin. Sincèrement, j’étais réellement ému et je tremblais de joie en sortant du Centre Bell.  Je vais toujours me rappeler des paroles de Tom à la fin de la première période, lorsqu’on perdait 3-0:

 » Ouin, merci quand même de m’avoir invité »

Je crois qu’il ne regrette pas….. LE plus beau match que j’ai vu…

«Je crois qu’à 5-4, je n’avais jamais entendu le Centre Bell aussi bruyant», a indiqué le gardien Cristobal Huet. (Cyberpresse, 20 février 2008)

«Je suis venu à Montréal pour faire partie de la grande histoire du Canadien, a pour sa part avoué Alex Kovalev. Notre retour contre les Bruins de Boston en séries, il y a quelques années, a été mon premier moment fort avec l’équipe. «Ce soir, c’est le deuxième.» (Cyberpresse, 20 février 2008)

 Canadiens Rangers

Un peu de tout…

Je l’admet, ma contribution au blog n’est pas aussi assidue qu’auparavant. Des millions de choses à penser, du travail au bureau (eh oui), des remises en question et des projets en l’air font que j’ai la tête ailleurs. L’envoi de CV un peut partout me demande également une bonne partie de mon temps. De plus, le fait de quémander pour un emploi n’est pas mon loisir préféré; faire son téteux et se vanter ne sont pas mes qualités premières. Quelqu’un cherche pour un urbaniste (je suis ponctuel)? Le déménagement prévu pour le 1er avril est également un autre item auquel il faut penser. Quant aux remises en question, je vous en parlerai ultérieurement….

Bref, tout ceci ne m’empêche pas d’avoir une vie. Hier j’ai finalement vu le film Across the universe, la comédie musicale basée sur les chansons des Beatles. N’étant pas un fervent amateur de comédie musicale, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par ce film. On dirait que les chansons ont été écrit pour le film et non le contraire. Chaque scène a un quelque chose d’unique et est vraiment bien chorégraphié. J’avais écouté la soundtrack avant le film et je trouvais que certaines chansons étaient dénaturées (I want you, All you need is love, I am the Walrus,…). Par contre, lorsqu’elles sont intégrés dans le film, elle sont simplement incroyables (Spécialement Because et Something…).

Across the universe

Un autre belle découverte culturelle est le groupe Vampire Weekend. Difficile à décrire, mais le rythme est accrocheur…

J’ai également bientôt fini de lire Anna Karénine de Tolstoï (seulement 120 pages restantes). Ce livre est magnifique et vient nous raconter une époque assez spéciale et qui m’était méconnue (la bourgeoisie russe des années 1860).

Pour finir, une question pour vous: Comme destination vacance pour un week-end, Boston, le New Hamsphire ou on reste dans le magnifique Québec?

Comprendre la télévision

Je ne voulais pas en discuter, mais la sortie de Verville ce matin dans le journal à propos des Lavigueur ne me laisse aucun choix. Pourquoi tout ce fuzz alentour d’une histoire comme celle-ci? Pourquoi dire que cette télésérie est « la vraie histoire »? Pourquoi Pierre Verville vient donner son opinion sur cette histoire et que ceci fasse la couverture du cahier des arts et spectacles de La Presse? Oui, il a participé à l’émission. Oui, il connaît sûrement mieux l’histoire que moi. Par contre, en tant qu’acteur, je ne vois pas en quoi son opinion sur un sujet aussi commun peut venir enrichir notre société. Nous avons réussi à transformer un fait divers en monstre et un étrange sentiment de fierté émane de tout ca. Même si la télésérie est réalisée de manière incroyable et que les acteurs accomplissent un travail incroyable, le sujet en est pour le moins troublant: une façon aux québécois de se repentir d’avoir scruté, analysé et décortiqué la vie d’une famille pendant un bon moment.

Bref, si le climax de notre histoire culturelle des dernières annèes se résume à ceci, nous pouvons nous inquiéter quant au contenu. Il faut savoir faire la différence entre information et fiction.